Un pas devant l’autre, nous voilà en train de fouler les sentiers de la forêt de Chamonix, Philippe Convers ouvrant la marche. Le regard affûté, il observe. Les jolis paysages, certes, mais pas seulement… Le cuisinier scrute chaque centimètre de verdure, chaque plante sauvage qui borde le chemin.
Dans son esprit, la balade se poursuit déjà en cuisine. Toque vissée sur la tête et ustensiles à la main, il imagine comment une jeune pousse, une feuille ou une fleur pourrait montrer son caractère dans une assiette. Un pissenlit par-ci, quelques pousses d’épicéa par-là : quand certains ne voient que de simples plantes sauvages, Philippe Convers entrevoit de nouvelles saveurs.

Chacun de nos pas dans ce paradis vert garnit un peu plus notre panier… assez logique avec un guide comme Philippe Convers ! Grâce à lui, nous apprenons quelles plantes sont comestibles et lesquelles ne le sont pas. On s’inspire de ses techniques de cueillette, mais aussi de certaines de ses recettes.

L’info en plus :
Pratiquer une cueillette raisonnée est la clé. Si vous ramassez des plantes comestibles, il est primordial de n’en prendre qu’une petite partie.

Et ici, dans le poumon vert de Chamonix, la nature s’invite dans nos assiettes de mille et une façons. Un bourgeon d’épicéa nous replonge dans les saveurs de la Sapinette de Combloux. Un pissenlit ramassé au bord du sentier nous rappelle qu’il peut s’inviter dans notre pain.
Au fil de notre balade, chaque plante semble révéler quelque chose : une odeur, un goût, une texture… et parfois même une idée de recette. Cette escapade à travers les plantes sauvages de Chamonix se transforme finalement en une jolie expérience sensorielle !
Une fois la balade terminée, le panier se vide et notre ventre se remplit. Puis une question vient tarauder notre esprit : et si on prenait davantage le temps de regarder la nature qui nous entoure ?
Car après quelques heures aux côtés de Philippe Convers, difficile de poser le même regard sur les sentiers de Chamonix. Une ortie n’est plus seulement une plante que l’on évite, et les petites fleurs au bord du chemin ne font plus simplement partie du décor.

Mais apprendre à mieux connaître cette flore, c’est aussi connaître sa fragilité. Face au changement climatique et à l’évolution de nos montagnes, ces trésors qui poussent sous nos pieds méritent plus que jamais notre attention !

L’info en plus :
Afin de préserver ces trésors, il est important de ne pas s’éloigner des sentiers battus en randonnée. Bien que résistantes pour la plupart, les plantes sauvages craignent évidemment le piétinement.
Et si vous souhaitez goûter aux plaisirs des plantes chamoniardes, empruntez l’A40, puis la RN205 jusqu’à Chamonix ! Avant votre sortie, n’oubliez pas de consulter l’info trafic.
Textes par Adrien Lesage
Pour permettre la publication et le suivi de vos commentaires, nous collectons votre nom, adresse électronique et adresse IP. Votre adresse électronique et adresse IP ne seront pas publiées en commentaire et vos données personnelles sont uniquement destinées au personnel habilité. Pour en savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles liée à la gestion des commentaires (Cliquez ici)